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INTERVIEW DE DJ SUB ZERO
Interview de DJ Sub Zero

Il était le confident de Lam.C, il produit pour Av8, il sort ses mixtapes " Where da Party At !! ", découvrez DJ Sub Zero à travers une interview Club DJ


INTERVIEW DE DJ SUB ZERO, DJ REMIXEUR

Club DJ : Quand et comment as-tu commencé à t'intéresser à la musique ?
DJ Sub Zero : Mon grand frère écoutait pas mal de Hip Hop alors que je n'avais que 8 ou 9 ans, donc ça raisonnait pas mal à la maison. J'ai vraiment eu le gros declic pour le rap US en écoutant "Niggaz 4 Life" de N.W.A, puis "The Chronic" de Dr Dre en 92, le premier Snoop, etc... J'ai d'abord mis mes oreilles là dedans grâce à la scène West Coast, puis en 94, j'étais à fond dans la transition de l'époque New Jack avec Blackstreet, etc... puis au début du R'n'B : Mary J Blige, Brandy etc... et évidemment coté Hip Hop j'ai vite plus kiffé la scene East Coast avec le Wu Tang, Busta Rhymes, etc.

Club DJ : Es tu devenu DJ dans la foulée ?
DJ Sub Zero : Je me faisais des petites compils pas mixées pour le kif, la diversité, je ne kiffais que très rarement écouter plusieurs morceaux d'un même artiste à la suite, j'avais environ 15 ans, je découvrais les boites et je remarquais que le DJ était le centre de toute l'ambiance et je trouvais ça génial, je kiffais entendre les morceaux bien s'enchainer ; les scratchs, etc... J'ai eu une platine BST à l'époque où c'était pourri (les choses ont bien changé depuis...).
J'y connaissais rien, je commençais à vouloir scratcher etc... Puis en allant à Chatelet j'ai pris des mix tapes de Funkmaster Flex, Cut Killer, etc... J'ai vu qu'on pouvait pousser le deejaying à un gros niveau. Et c'est ainsi que je suis parti pour la plus tripante des aventures...

Club DJ : Que représente, pour toi, le Dee Jaying ?
DJ Sub Zero : C'est... magique de s'éclater avec de la musique, de faire bouger les gens, de retourner les sons à sa propre sauce, c'est mon kif, mon métier, mon identité, l'envie de faire découvrir, d'être en quelque sorte le chef d'orchestre de la soirée.

Club DJ : Et au plan business ?
DJ Sub Zero : Comme toutes les disciplines artistiques, il y a un coté business et c'est légitime de se vendre en fonction de sa notoriété mais également de la qualité de la prestation etc...
C'est assez important d'avoir un oeil sur tous les plans : artistique, image, contrats etc... Mon parcours me permet aujourd'hui d'avoir une image de dj de soirée très VIP, bonne clientèle, etc... car j'ai toujours voulu me diriger de ce coté là et faire en sorte de jouer dans les plus beaux endroits à travers le monde.

Club DJ : Peux tu nous parler de tes débuts ?
DJ Sub Zero : J'ai eu la chance de faire directement mes premières armes dans des clubs de l'ouest parisien qui étaient pour l'époque très côtés : Niel's, Duplex, etc... J'avais des potes qui organisaient des soirées , ils m'ont donné ma chance et j'ai fait en sorte de ne pas les décevoir. Puis j'ai rencontré Lam.C en 98 qui est devenu comme mon frere jumeau, on faisait les Bains le dimanche soir où je ne pouvais assurer qu'un Dimanche sur deux car je devais être opérationnel à 8h le lundi matin. Ce n'etait pas évident pour moi de concilier mes études supérieures de commerce et les soirées mais j'ai fait en sorte de gérer. Puis de fils en aiguilles les soirées, les mix tapes, il fallait passer à la vitesse superieure et se structurer, j'ai monté mon premier label Deeptraxx Records avec mon pote Wems, alors que j'étais en même temps en troisieme année de commerce et je ne voulais surtout pas lacher les études, nous avons pris des locaux et sorti la série de party breaks « Soul Factory », nous étions le premier label français à en sortir, ça a été un gros succès et on avait une distribution de ouf, bref j'étais debordé, mais ça a porté ses fruits.

Club DJ : Comment s'est passé ta rencontre avec Lam.C ?
DJ Sub Zero : On avait pas mal d'amis en commun mais on ne s'était jamais rencontré, j'entendais parler de lui, et lui entendait parler de moi. Il faut dire qu'en 98 des petits feujs qui mixaient du Hip Hop et qui arrivaient à faire des soirées ça courait pas les rues de Paris. Bref on s'est rencontré dans un magasin de fringues des Halles où je bossais pendant les vacances et on ne s'est plus laché pendant 5 ans. On faisait plein de soirées ensemble, des mix tapes, etc... Tout en gardant nos projets en solo en même temps. Quand on bossait ensemble, c'était une alchimie et une complementarité que je ne pourrais jamais retrouver avec personne, on se connaissait par coeur, que ce soit en soirée ou en studio. Alchimie qui s'est traduite dans nos projets communs jusqu'à la compil « Summer Groove » sortie en été 2003 et la tournée qui a suivi derrière.
Malheureusement on connaitra tous la suite tragique de l'histoire sur laquelle je n'aime pas trop revenir ni polémiquer car ça ne fera que remuer le couteau dans la plaie. Mais dans notre cour, il sera toujours là et il aura marqué une bonne génération de clubbers. RIP

Club DJ : As tu un rêve en particulier dans le monde du Deejaying ?
DJ Sub Zero : Eh bien continuer dans ma lancée le plus longtemps possible, sillonner le monde et faire bouger les dancefloors partout, continuer à éprouver et à donner autant de plaisir. Et puis également acquérir une popularité en tant que producteur. Là je n'ai que 24 ans donc ça va, je ne suis ni marié ni père de famille mais bon je ne sais pas de quoi sera fait ma vie à 35-40 ans.

Club DJ : Que penses tu des productions Rap/Rnb actuelles ?
DJ Sub Zero : C'est au top, chaque année ça varie, les producteurs US les plus chauds tentent toujours d'innover, de trouver des nouvelles vibes, etc... Et ils ont de la matière au niveau production : Timbaland, Neptunes, Dre, Scott Storch, Swizz Beats, Kanye West, Just Blaze, etc... Celà ne risque pas de s'arrêter là !

Club DJ : Le Funky Dope Crew existe-t'il toujours ?
DJ Sub Zero : Pas vraiment, à l'epoque Lam.C et moi avions de vraies ambitions, c'etait une époque où le Double H était au top et l'idée d'un crew qui cartonnait nous faisait briller les yeux, on rêvait de faire un crew composé de nouveaux dj's qui assurent et qui prennaient du poids dans le milieux des dj's Hip Hop/RnB. Le seul blem c'est qu'il n'y avait que Lam.C et moi qui taffions avec assiduité et qui avions de l'ambition. Ceux comme Maldja ou Pheel étaient plein de talent mais, soit se reposaient sur leurs lauriers et ne sortaient plus rien, soit géraient mal leur image, bref se vendaient mal. Au bout d'un moment ça nous saoulait d'être les seuls à se bouger et à leur trouver des plans et à etre au devant de la scène. Ainsi sur la fin il n'y avait que Lam.C, moi et Speedermike, qui est un ami intime et qui fait partie d'un groupe electro-jazz qui cartonne : « Nojazz » bref c'était surtout un kif d'amitié. Et bon Mike est toujours comme mon grand frere, je taffe avec des dj's avec qui je m'entend bien : LBR, Cutee B, Goldfingers, Doze, Fanatik, mais aussi des dj's US comme Dj Irie et Tom Laroc de Miami, jusqu'à New York, Dj Ace en Suisse, bref j'ai pleins de potes mais bon je n'ai eu qu'un réel frère dans le mix et qui est parti bien trop tôt.

Club DJ : Comment s'est passé ton intégration à Radio FG ?
DJ Sub Zero : Lam.C avait fait partie de la première vague de dj's RnB sur FG en Octobre 2003 et moi je devais arriver en même temps que Cutee B etc... en Janvier 2004 soit 3 mois après.
Malheureusement Lam.C nous a quitté en Novembre 2003. On m'a proposé logiquement de reprendre son créneau horraire, ce que j'ai accepté mais je ne voulais commencer qu'en janvier comme celà était prévu à l'origine, d'une part pour respecter le mois de deuil traditionnel et pour ne pas permettre aux langues de putes de jacter.
Aujourd'hui j'y suis tous les Jeudis de 20h à 21h et j'adore celà, je fais mon émission en vrai live, je n'apporte pas une "mix tape" corrigée à l'ordinateur, je fais du vrai mix live en direct du studio d'FG même si leur nouvelle table de mixage est pourrie (lol) et c'est cet aspect live qui donne de la chaleur à mon show radio.

Club DJ : Quels sont tes projets actuels ?
DJ Sub Zero : Pleins de productions musicales, de la compo, je taffe des sons sur l'album du rappeur américain I.M.O, avec un nouveau groupe RnB qui s'appelle Luxs, j'ai des projets d'habillage sonores de défilés de mode, de bande son pour des DVD à l'image de ce que j'avais fait pour les bonus du DVD « Jamel 100% Debbouze » et mes soirées aux Etats-Unis deviennent de plus en plus regulières notament à Miami et New York, je vais même faire une date fin Juillet à Houston au Texas.

Club DJ : Comment vois tu la suite de ta carrière ?
DJ Sub Zero : Sans aucun doute dans la prod, j'aimerai vraiment bosser de bonnes prods à l'international, je ferai tout pour m'en donner les moyens.

Club DJ : Quels sont les DJs qui t'influencent le plus ?
DJ Sub Zero : Ceux qui savent surprendre et ne pas répéter les mêmes phases que tout le monde. Ceux qui mélangent les genres et qui allient technique et musicalité. Par exemple, j'aime mélanger Hip Hop et Rock, vous verrez que beaucoup de jeunes dj's me suivront dans cette direction.
Les dj's que j'aime le plus écouter sont : Aux US, Green Lantern, Spinbad, Dj AM, Dj Irie, Revolution, A-Trak, mais aussi Eric Morillo en house qui est tout simplement incroyable en mixant sur 3 platines CDJ, il fait des trucs de ouf !
En France, je kiffe bien Goldfingers, Cut Killer quand il est motivé est encore bien présent, Doze, Cutee B, Les C2C qui sont vraiment talentueux, etc...

Club DJ : Que penses tu de l'outil informatique ?
DJ Sub Zero : Il y a plusieurs façons de voir les choses : cela peut permettre à des dj's tout pourris de faire croire à ceux qui achetent leur mix tapes qu'ils assurent, et quand ils doivent mixer live ils puent la merde et callent pas deux disques.
Sinon dans un sens plus logique, et bien ça permet de réaliser beaucoup de choses intéressantes notament en tant que multipiste virtuel mais aussi les nouveaux délires genre Final Scratch ou Serato qui permettent de jouer ses mp3 sur platine vinyl, lorsque ces derniers seront vraiment au point, ça évitera de se taper 4 ou 5 bacs de disques à porter et jouer ses propres productions, ce qui est un avantage énorme. Pour l'instant je ne suis qu'au vinyl mais je songe fortement à opter pour cette solution qui est de toujours jouer au vinyl mais des MP3 car avec tous les voyages, c'est bien crevant les bacs de diques !

Club DJ : Parle nous de tes mixtapes stp
DJ Sub Zero : Depuis plus de 2 ans je me suis mis dans une seule direction. A l'époque je ne sortais que des tapes R&B et 2 freestyle français. Maintenant ma série de mix tapes s'appelle " Where da Party At !! " où se mélange Hip Hop, RnB, Reggaeton ou Ragga s'il faut, remixs exclusifs, etc... mais dans une logique de soirée et toujours à la pointe de la nouveauté, de quoi vous donner envie de sortir faire la fête... avec Sub Zero aux platines ! lol

Club DJ : Je vois que tu as produit pour Av8, fier de celà ?
DJ Sub Zero : Ce qui me fait kiffer c'est que c'est eux qui m'ont demarché ! Les Soul factory dépassaient les frontières et on était distribué dans plusieurs pays. Ainsi, alors que je mixais dans une soirée a New York en juillet dernier, j'avais fait le connaissance d'un des responsables de chez AV8 et j'ai signé chez eux sur place. Je pense que c'était une suite logique des choses car il y avait LBR avant moi, et nous étions tous les 2 les premiers français à sortir des partybreaks en France.

Club DJ : Qu'écoutes tu chez toi ?
DJ Sub Zero : Tout ce qui a de la chaleur, Soul, Jazz, Acid Jazz, Rock, même chanson française quand la chanson retransmet des émotions. Je considère que chaque musique a une écoute qui lui va le mieux et qui la met en valeur, ainsi chez moi je me pose rarement pour écouter des titres que je pourrais mettre en soirée. Je suis fan de Lenny Kravitz, Brand New Heavies, Sinclair, Jamiroquai, Michael Jackson, Rahsaan Patterson, Maxwell, etc...

Club DJ : Un mot à dire aux clubbers ?
DJ Sub Zero : Eclatez vous le plus possible, les clubs sont fait pour ça. N'oubliez pas que sortir ce n'est pas que pour se montrer ou parce qu'on veut pas rester chez soi devant Ardisson le Samedi soir. Il faut sortir pour danser et faire la fête, sans s'embrouiller. Surtout laisser exprimer son enthousiasme lorsqu'un dj passe un nouveau titre qui claque même si le titre n'est pas connu, un bon dj set vous fera un meilleur effet que les drogues. Clubbez safe, pas besoin de se défoncer.

Visitez le site officiel de DJ Sub Zero


 
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